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Amandine Osouf

Description

[FRENCH] Amandine Osouf s’intéresse aux dispositifs de mise en scène, de stratification et de montage d’objets et de formes. Elle s’y intéresse dans le sens littéral d’«inter» être, d’exister « entre ». Ses œuvres produisent une syntaxe de l’ «entre‐deux» aux déclinaisons multiples. Les plis d’un tissu enrobent un corps ou un volume existant ou invisible ; des espaces creux impriment leur négatif dans la matière sculptée ou trouvée ; les fonds des tiroirs révèlent ce qu’on y oublie ou qu’on y cache. Ce que l’artiste produit, c’est une intrigue des vides et des pleins, une nature combinée de présence et absence, de présent et de souvenir. Elle fabrique son propre « théâtre de la mémoire », qui se révèle et s’absente dans les relations qu’entretiennent entre eux des matières et des objets quotidiens. Par action de soustraction, de rupture, de tissage ou de montage, elle met en scène des séries de formes qui sont l’envers de quelque chose que l’on ne voit pas, ou plus, ou jamais. Car mettre en scène c’est à la fois montrer et cacher, rendre évident et évidemment distant. Et, comme nous le dit Walter benjamin « cacher veut dire laisser des traces ». C’est dans cette démarche que s’inscrivent ses interventions dans l’Abbaye. Les vases qu’elle dépose dans l’alcôve et dans la « Salle des Abbesses » ont le même état de présence que les éléments d’un décor qui auraient perdu leur scène, des cachettes secrètes ou des cache misère. Ces sculptures en pièces de céramique assemblés et tissés n’offrent au regard que leurs surfaces intrigantes, complexes et muettes. À travers les multiples trous formés par leur tissage, on peut voir ou alors deviner l’intérieur, pendant que la surface nous regarde. Ce que l’on voit c’est ce regard, qui fait vibrer, aux marges, quelque chose du contenu qui les a déserté. Dans l’alcôve, à côté des vases, des tissus pliés et brodés et des objets, que l’artiste nomme « Les impostures archéologiques » émergent de l’intérieur d’une armoire normande. L’armoire contient des contenants qui contiennent à leur tour des contenus, comme dans la tradition des poupées rousses. On voit, on ne voit pas, on voit toujours le même, derrière chaque couche. Et dans l’entre-deux, se joue le seuil de l’apparence. – Michela Sacchetto

Posts

Bûcher sur son lit de torchis et ses accompagnements

2017

paille, foin, sable, terre, pigment, 3x2,50 m / palettes brûlées, 1x0,9x1,20 m / céramique, plâtre, paille, dimensions variables

Tissées

2016

céramique, aggloméré, corde, 1,47x1m

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